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2009, année chaude et sèche mais aussi favorable à l’expression aromatique pour des vins concentrés.
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Millésime 2009
L’hiver 2009 présente des températures proches des normales avec un déficit en eau qui ne permet pas de constituer des réserves importantes dans les sols.
Le mois d’avril est extrêmement humide, la pluviométrie est doublée en comparaison d’une année normale et une hygrométrie importante est favorable à un développement rapide de la vigne mais aussi des maladies cryptogamiques.
Par la suite, le climat se montre très sec et chaud. Le mois de mai est le plus chaud depuis 50 ans et le mois d’août est le plus chaud connu après celui de 2003, avec des températures souvent supérieures à 35 °C tout au long du mois. Sur l’ensemble de la période avril à septembre, la température moyenne est de 19,6 °C, soit 1,5 ° de plus que la moyenne.
Un autre élément important et caractéristique de ce millésime provient de la fraîcheur des nuits pendant la période de maturation. C’est un élément très favorable à l’expression aromatique et au potentiel phénolique des vins (couleur et tanins). La fraîcheur nocturne a été présente en août et septembre et de façon plus marquée mi-septembre.
Pour la fin de la maturation, un stress hydrique est apparu sur les parcelles les plus sensibles.
On peut ainsi constater que les conditions climatiques du millésime 2009 ont offert un potentiel qualitatif exceptionnel pour ceux qui ont su dans un premier temps gérer la forte humidité du mois d’avril et dont les rendements raisonnables alliés à un bon enracinement des vignes ont permis de ne pas souffrir du stress hydrique qui a pu survenir en fin de maturation. L’influence des cépages, portes greffes et types de sols ont aussi induit des disparités. Globalement les rendements ont été bas, les baies n’ayant pas pu beaucoup grossir.
Les vendanges ont été précoces et se sont déroulées dans des conditions idéales d’un point de vue climatique.
Pour ce qui concerne La Madura, nous sommes à ce jour très satisfaits de la qualité du millésime. Les blancs récoltés les 26 et 27 août sont frais, à ce stade les arômes sont moins puissants que d’habitude et plus dans la l’élégance. Concernant les vins rouges vendangés entre le 10 et le 25 septembre, le millésime est rond, gourmand et en même temps concentré. Le seul bémol provient de rendements encore plus faibles que d’habitude et équivalent à ceux de 2003 (21 hl/ha en rouge cette année).
Saint-Chinian, le 5 février 2010
Millésime 20082008 : Un beau millésime, très flatteur de surcroît.
L’hiver 2007/2008 a été particulièrement doux et sec, ne permettant pas de reconstituer les réserves hydriques des sols. Est ensuite arrivé le mois de mai avec une pluviométrie et une hygrométrie très importante qui ont induit une très forte pression phytosanitaire.
Par la suite, l’été a été globalement assez frais avec peu de pluies mais toutefois une hygrométrie supérieure à la normale.
Il est à noter que les conditions météorologiques pendant la période de maturation ont été exceptionnelles sur le plan des amplitudes thermiques et en particulier pour ce qui concerne la fraîcheur des nuits (records battus; températures nocturnes équivalentes à celles d’un mois de novembre). Ceci est très intéressant car on sait que ces paramètres ont une influence importante sur l’expression aromatique des raisins et sur la synthèse d’anthocyanes (couleur).
Ce millésime, bien qu’un peu tardif (une dizaine de jours) et délicat au niveau phytosanitaire s’avère être très bon.
Les conditions climatiques pendant la phase de maturation (août, septembre) ont permis d’obtenir des baies d’une taille normale avec une bonne maturité phénolique, une couleur importante et surtout une très belle expression aromatique.
Les premières dégustations confirment nettement la qualité du millésime 2008, d’une part au niveau de l’équilibre et de la qualité des tannins, mais particulièrement pour ce qui concerne leur expression aromatique, déjà très flatteuse dans les premiers mois d’élevage.
Saint-Chinian, le 3 février 2009
Millésime 20072007, Enfin un grand millésime en 7 ! (dans le Languedoc)
Ce millésime a été particulièrement atypique et contrasté sur le plan météorologique.
L’hiver a été très sec et doux puis a été suivi d’un printemps exceptionnellement chaud et assez humide en avril et mai. Ces conditions se sont traduites par un débourrement extrêmement précoce puis une pousse de la végétation très rapide. Se sont greffés à ce temps des épisodes de tramontane violente qui ont, sur certaines parcelles, occasionné un casse importante et donc des pertes de récolte (essentiellement sur le blanc, chez nous).
Par la suite l’été a vu le climat s’inverser en devenant très sec (contrairement au reste de la France) et frais pour la saison. Ceci s’est traduit par un ralentissement de la croissance bienvenu pour échapper à des vendanges qui s’annonçaient historiquement précoces. Ce temps a aussi garanti un état sanitaire parfait.
Globalement, on constate que 2007 est le millésime le plus sec depuis 2000 avec un bilan thermique proche de celui de 2001 et 2005 (des comparaisons intéressantes !).
Une autre particularité de ce millésime est la fraîcheur des nuits, élément qui est très favorable à la synthèse des polyphénols (couleur et tanins) ainsi qu’à celle des arômes.
Dans la cave, les vins confirment clairement ces observations.
Sur le plan viticole, 2007 a aussi été une année intéressante pour ceux qui veulent limiter ne nombre de traitements. En prenant quelques risques calculés au printemps, nous ne sommes pas intervenus pour traiter le mildiou. Le vent a pour parti assuré le travail. Les travaux en vert (épamprage, palissage très soigné, effeuillage) ont aussi beaucoup participé à la prévention. Pour ce qui est de l’oïdium, deux traitement on suffi. Seul les carignan ont eu droit à un poudrage (soufre) supplémentaire. Difficile de faire mieux.
Cette année fut aussi celle du binôme terroir-vigneron. En effet, les parcelles qui permettent un enracinement en profondeur pour accéder à une source d’eau - donc essentiellement les coteaux - n’ont pas ou peu subi de stress hydrique. Ceci dans la mesure où les sols sont travaillés de façon à favoriser une installation des racines en profondeur (labour, enherbement hivernal etc..). Nous constatons d’ailleurs chez nous des rendements comparables à ceux des années précédentes (en dehors de la casse liée au vent).
Dans un tel contexte, nous avons pu vendanger sereinement au fur et à mesure de la maturité des raisins. Cela s’est fait assez rapidement car les cépages tardifs (carignan et mourvèdre) étaient plus précoces que d’habitude par rapport à la syrah et au grenache.
Le blanc a été récolté les 30 et 31 août alors que les vendanges des rouges ont été réalisées entre le 12 et le 27 septembre.
La qualité de ce millésime 2007 est déjà étonnamment convaincante alors que les fermentations malolactiques sont tout juste terminées.
Les vins blancs sont riches et concentrés avec une jolie fraîcheur et des arômes élégants. Leur gros défaut : une faible quantité résultat d’une floraison peu généreuse puis d’une casse importante due au vent.
Les rouges quant à eux se montrent bien ronds, colorés et concentrés tout en restant frais et harmonieux. Les arômes sont fins et complexes avec en particulier des notes fumées et de fruits murs. Ces premières dégustations nous rappellent l’expression des 2001 à cette époque.
St-Chininian, le 2 novembre 2007
Millésime 2006Un millésime très typé et savoureux engendré par un climat particulièrement contrasté.
L’année culturale 2006 a débuté par un automne et un hiver excessivement pluvieux (double d’une année normale), malgré la violence des averses, les réserves hydriques ont pu être reconstituées. Elles ont été bien utiles car les mois d’avril, mai et juin ont été exceptionnellement secs. Heureusement, mi-juillet et mi-août des orages sont tombés à point nommé pour permettre à la véraison puis à la maturation de se réaliser dans de bonnes conditions sur nos terroirs.
Pour ce qui concerne la température, l’hiver a été très froid ce qui s’est traduit par un retard au débourrement. Par la suite le printemps et le début de l’été ont été très chauds. Avril a connu des températures supérieures de 20 à 50 % supérieures à une année normale. Juillet a été caniculaire. Seul le mois d’août est resté proche des moyennes mais avec beaucoup de vent du nord, donc sec (comme en 2001).
La chaleur présente pendant cette période végétative a favorisé une évolution rapide de la végétation, rattrapant le retard initial et entraînant une précocité importante de la maturité. Cela a donné des baies de petite taille avec des pellicules épaisses et bien évidemment un état sanitaire parfait.
Nous avons vendangé les blancs les 29 et 30 août. Les raisins étaient très sucrés avec une belle acidité. Un équilibre prometteur qui se confirme dans les dernières dégustations.
La récolte des raisins rouge a débutée tranquillement le 11 septembre (comme en 2001) après un début de mois beau et chaud. Un épisode pluvieux (23-24/09) est intervenu au milieu des vendanges ( qui se sont terminées le 30 septembre) mais sans conséquences pour la suite des travaux. Une bonne aération des grappes dues en particuliers aux travaux en vert réalisés au printemps/été (épamprage, effeuillage…) y a pour beaucoup contribué.
Dans la cave, les espoirs que laissaient présager la dégustations des raisins sont confortés. Les vins sont riches, savoureux et bien typés, ils ne sont pas sans nous rappeler le millésime…2001.
A suivre.
Saint-Chinian, le 12/01/07.
Millésime 2005
Grand potentiel, grandes inquiétudes, jolis vins (peut-être grands ?)
Hiver, printemps et été ont été relativement secs avec un déficit hydrique conséquent (- 40% environ) comparativement à une année normale. Juin et juillet ont été excédentaires au niveau thermique, ce qui a permis de rattraper un retard de la végétation en début de saison. Cette climatologie s’est traduite par une qualité de raisins particulièrement intéressante : baies de petites taille, pellicules épaisses et une maturité phénolique (tanins et couleurs) obtenue précocement.
La récolte se présentaient donc sous les meilleurs auspices. C’est alors que pour mettre un peu de piment à ces vendanges, la météo nous gratifie d’une superbe semaine de pluies orageuses et conséquentes pendant la première semaine de septembre. Ceci nous a rappelé que les vignobles de coteaux cela présente des inconvénients, le ravinement n’est pas le moindre d’entre eux. Heureusement il y a le côté positif, les raisins ne subissent pas les conséquences des excès d’eau et ceci allié à des travaux en vert, qui favorisent une bonne aération des la végétation et des grappes, nous a permis d’aborder les vendanges plus sereinement. De plus, la qualité des pellicules, très épaisses cette année, a conféré aux grappes une grande résistance pour affronter cet épisode pluvieux.
La météo très favorable pour le reste de la période nous a grandement facilité la tâche pour cette récolte 2005, débutée pour les rouges le 19 septembre pour se terminer le 30. Un record de rapidité pour nous qui s’explique par une précocité plus importante des cépages tardifs cette année. En effet les froids intervenus en février ont retardé les cépages précoces entraînant ainsi un regroupement des maturités.
Les premières dégustations confirment les observations et les dégustations de raisins. Les vins sont colorés et concentrés avec des tanins ronds associés à une bonne fraîcheur. Il faudra bien évidemment confirmer cela par de nouvelles dégustations.
Saint-Chinian, le 22 octobre2005
Cyril
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